LYON... Fête des Lumières
du 6 au 9 décembre 2025
par Chantal & Christian
montage : André
du 6 au 9 décembre 2025
par Chantal & Christian
montage : André
Lundi 8 décembre
Départ en autocar pour une visite du nouveau quartier de Lyon Confluence, un modèle d’urbanisme contemporain en plein essor, situé à la confluence de la Saône et du Rhône.
La Saône est une rivière de 480 kms qui prend sa source dans les environs d’Epinal, arrose la Haute Saône, la Côte d’Or, la Saône et Loire pour se jeter dans le Rhône à Lyon.
Le Rhône est un fleuve qui naît dans les Alpes Suisses, traverse le lac Léman et Genève, reçoit les eaux de l’Ain, de la Saône et de plusieurs rivières alpines (Isère, Drôme, Durance) sur un parcours total de 812 kms pour se jeter dans la Méditerranée, tout en irrigant la Camargue.
Nous nous promenons sur la pointe de terre nous menant vers la jonction de ces deux cours d’eau qui furent et restent importants pour le développement économique de la région. Un musée des confluences à architecture futuriste vient d’y être construit, non loin d’une autoroute très chargée.
Nous déambulons à travers ce nouveau quartier en construction, nouvel hôtel de la Région Auvergne-Rhône-Alpes, divers bâtiments à l’architecture audacieuse réalisés en matériaux durables et écologiques du futur, des parcs naturels qui se veulent aménagés avec créativité, mais qui n’ont de naturel que l’appellation que ces créatifs veulent bien leur donner.
Cette zone est certainement encore trop contemporaine, difficile d’y déceler une âme que l’on peut trouver dans des bâtiments anciens ayant déjà quelques décennies d’histoire à leur compteur. Cela reste du verre et du béton qui risque fort de mal vieillir malgré des matériaux durables et une créativité au-dessus de la moyenne, peut-être déjà boostée par l’intelligence artificielle.
Notre bus nous récupère, non sans mal, car cette zone est consacrée aux mobilités douces ( pied, vélo, tram…..comme à Strasbourg), pour nous emmener vers Pérouges, un bourg médiéval classé parmi les plus beaux villages de France.
Le musée des confluences à l'architecture futuriste.
confluence de la Saône et du Rhône
Lyon Confluence : divers bâtiments à l’architecture audacieuse réalisés en matériaux durables et écologiques du futur.
Pérouges
Le déjeuner, entrée, plat, dessert, pris dans un restaurant typique de la localité « Auberge du Coq » se révèle plutôt bon avec une viande ayant mijotée durant 50 heures à basse température. Il n’en faut sans doute pas moins pour cuisiner et recycler du bœuf de 50 ans d’âge.
Il est de notoriété publique que Gilles, le beau gosse lorrain, est né le jour de l’Immaculée Conception au siècle dernier. Grand seigneur, avec la grandeur d’âme qui le caractérise, il offre l’apéritif aux 37 convives, chauffeur compris. Il est vrai que son épouse de longue date, puissante cheftaine de l’amicale des retraités LCL y réalisa également une brillante carrière professionnelle avec des émoluments fort confortables.
Il est connu que le LCL avait tendance à surpayer ses salariés pour qu’ils ne soient pas attirés par la belle Société Générale susceptible de donner un coup de pouce à leur carrière.
Les garçons se contentent d’une simple bière bien fraîche et peu couteuse alors que les filles se précipitent sur le champagne et ses dérivés à bulles que leurs compagnons ne leur offrent plus guère. C’est tellement injuste alors qu’elles ont dû déployer tellement d’efforts durant des décennies pour mener de front une vie familiale accomplie et une vie professionnelle réussie, en tous cas selon leurs dires.
Un grand merci à notre Gilou Lorrain pour ce beau geste désintéressé qui n’est pas forcément évident pour lui.
En effet, il vient de fonder une secte dont il s’est auto-proclamé Grand Prêtre et dont il est l’unique adepte, consacrée au « MOIMISME ». Le concept est de vénérer le MOI profond, qui prime sur la dualité.
Ainsi ce garçon conçu un 8 décembre il y a 72 ans, jour de l’Immaculée Conception, a l’immense chance de se réveiller tous les matins chaudement lové dans les bras de sa gracieuse compagne et cheftaine LCL. Au saut du lit, il a grand plaisir à se contempler dans le miroir de sa salle de bain en se rasant. Il est content d’être lui et ne voudrait être personne d’autre, fier de cette coiffure façon Jacquouille la Fripouille, fier d’être lorrain et de recevoir des visites régulières du Saint Esprit dans sa tête lui parlant du temps béni du Moyen Age.
En tous cas, le gourou n’est pas radin, joyeux anniversaire et longue vie à lui.
Nous quittons ce restaurant « Au Coq » fort sympathique sur une recommandation du restaurateur nous demandant d’abreuver internet de nos bons commentaires et de notes proches de l’excellence.
Balade sonorisée par une guide locale dans les ruelles escarpées de Pérouges pavées de galets, zigzaguant entre de vielles masures plusieurs fois centenaires. Femmes à talons s’abstenir.
Le bourg sert essentiellement de monument historique. Bien que régulièrement restauré, il n’est plus que très partiellement habité.
Retour sur Lyon pour une soirée totalement libre, dîner y compris, pour profiter pleinement de notre dernière soirée de contemplation des lumières de la ville.
Nous nous extasions particulièrement devant ce majestueux édifice du LCL, ex Crédit Lyonnais du temps de Bernard Tapie, qui trône fièrement en plein cœur de la ville.
Mais sa glorieuse concurrente, la SG Auvergne Rhône Alpes n’est pas en reste avec sa façade surpuissante.
Mardi 9 décembre
Notre autocar nous emmène sur la colline de Fourvière, lieu de fondation de Lyon (Lugdunum pour les nombreux latinistes du groupe).
Sur l’esplanade, nous sommes pris en charge par une guide qui nous fait visiter la basilique de Fourvière en nous décrivant les richesses de son décor intérieur.
Nous flânons aux abords de la Basilique où le panorama sur la ville est grandiose, permettant à la guide de nous commenter les spécificités des différents quartiers, et de nous conter l’évolution de la ville à travers les siècles.
La visite se termine par une promenade sur le site archéologique romain, berceau de la ville de Lyon, implanté sur le flanc de la colline de Fourvière.
Après un dernier repas convivial nous réunissant dans l’auberge « Au faisan Doré » à Villefranche sur Saône, sans doute un dernier clin d’œil malicieux à notre égard, nous retournons vers nos domiciles alsaciens et retrouvons notre belle région en début de soirée.
Eric, notre sympathique chauffeur, mérite nos félicitations pour son sourire, sa disponibilité et sa réactivité, il aurait pu travailler à la SG avec ces qualités.
C’est un Jeune homme de 55 ans qui a passé 25 ans dans l’armée française en tant que spécialiste de l’armement léger (fusils, mitrailleuses, mortiers, armements d’hélicoptère). Il conduit aujourd’hui son puissant et encombrant car VOLVO d’une main de maître et avec grande dextérité. Conduire 4 jours durant dans les ruelles de l’agglomération lyonnaise, sur ses collines et dans son centre-ville, ce n’est assurément pas une mince affaire. Bravo à lui.
Originaire du sud, il en a l’esprit ensoleillé et chantant. Il n’a qu’un seul défaut, c’est de résider en Lorraine où il avait été muté par l’armée, à Phalsbourg puis à Bitche. Il y a rencontré l’Amour de sa Vie et n’a pu faire autrement que de s’y implanter. C’est un malgré lui.
Rappelons que l’alsacien qui voyage vers Paris en voiture vérifie toujours son niveau d’essence au départ, pour avoir la certitude de pouvoir traverser la Lorraine sans devoir s’y arrêter.
De ce voyage Lyonnais, nous retenons surtout les instants de convivialité et de partage dans une ville de Lyon très animée et commerçante.
La Fête des Lumières nous laisse un peu sur notre faim. Pour avoir consulté la presse locale sur internet, les articles concernant cet évènement sont également mitigés, ne parlant pas d’un grand cru.
Pour notre part, et peut être influencé par des reportages TV d’antan, nous nous attendions à cheminer dans une ambiance féérique, dans des ruelles bordées de fenêtres éclairées d’une multitude de lumignons, avec des spectacles poétiques qui touchent à l’âme. Bref, nous espérions un émerveillement.
La Fête des Lumières n’est pas homogène dans tout le centre-ville, elle est concentrée sur des emplacements précis. Les spectacles proposés semblent issus de l’Intelligence Artificielle, nous proposant des vidéos mapping trop numériques et des sonorités trop métalliques, parfois assourdissantes.
Il manque de la poésie, de la féérie, du supplément d’âme que seul l’humain est capable d’insuffler.
Selon un sondage local, c’est le spectacle « les malles persanes » en bord de Saône, à deux pas de notre hôtel, qui a remporté le grand prix du public… C’est vous dire si la Fête des Lumières aurait besoin de se réinventer.
Par ailleurs, l’accès aux grandes places où se tiennent les gros spectacles est volontairement restreint à une seule rue, et le spectateur en repart par une seule autre rue. Cela génère des mouvements de foule de centaines de personnes tant à l’entrée qu’à la sortie, et tel une sardine, vous subissez une promiscuité organisée.
En outre, le fait de condamner certaines ruelles complique la vie de celles et ceux qui souhaitent s’orienter avec ce plan pourtant largement distribué à notre arrivée en ville.
A chacun son avis, mais aucun regret à avoir, car il est toujours intéressant de découvrir une manifestation de renommée internationale dans une des plus grandes villes de France, baignée par deux cours d’eau dont les tracés alimentaient nos cours de géographie d’antan.
Venez participer en nombre aux différentes activités, sorties et voyages, toujours organisés avec cœur et efficacité par les Amicales de retraités LCL et SG.
Nous ne parlons plus travail et ne baignons plus dans notre univers professionnel d’autrefois.
Si les exploits de nos forcément géniaux petits-enfants font l’objet d’un large consensus dans nos discussions, d’autres vous parleront des prouesses de leur dernier mixer multi usages, ou des performances de leur montre connectée nouvelle génération.
Certains, certes moins nombreux, vous parleront encore d’Amour, d’Argent et de Sexe.
Preuve que la Vie mérite d’être vécue et les voyages l’agrémentent agréablement.